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Régimes de retraite des employés municipaux

publié le 20 mars 2014 à 16:11 par Pompier Sherbrooke

Des cols blancs, cols bleus, pompiers et policiers du Québec s’unissent pour réclamer de vraies négociations

Montréal, le jeudi 20 mars 2014 – Les principaux représentants des employés municipaux du Québec ont lancé ce matin une coalition large et exceptionnelle sur la question des régimes de retraite. Elle rassemble les principaux syndicats et associations tant de policiers municipaux et de pompiers que d’employés cols blancs et cols bleus, regroupant au total plus de 50,000 membres. 

Cette coalition a demandé aux maires membres de l’UMQ de prôner la négociation en toute bonne foi avec leurs employés et de cesser de tenir des propos alarmistes. Elle a aussi interpellé les chefs des partis politiques de l’Assemblée nationale, leur demandant de modifier le projet de loi 79, qui porte sur le financement des régimes de retraite, de manière à permettre une véritable négociation. 

«Quand les municipalités donnent une vraie chance à la négociation, nous décrochons des ententes responsables et respectueuses des contribuables. Malheureusement, une tendance déplorable s’installe chez nos vis-à-vis, celle de refuser de négocier et de laisser pourrir la situation dans l’attente d’une hypothétique loi bulldozer. Nous demandons à mesdames Marois et David, de même qu’à messieurs Couillard et Legault, de ne pas tomber dans le piège», a lancé Marc Ranger, porte-parole de la coalition. 

La coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-QC) et de son Conseil provincial du secteur municipal, de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ. 

Elle a publié ce matin dans tous les journaux quotidiens francophones du Québec une publicité disponible au http://bit.ly/1j7mYxh et dont le texte est reproduit ci-après. 

«La négociation... pas la confrontation 

Nous sommes une coalition de plus de 50,000 hommes et femmes qui, chaque jour, vous livrent vos services de proximité tels : la protection des citoyens et le combat contre la criminalité, la prévention et la sécurité incendie, le déneigement, la production de l’eau potable, le traitement des eaux usées, les services de loisirs, les bibliothèques, la répartition et le traitement des appels d’urgence, l’embellissement et l’entretien des parcs et des espaces publics ainsi que l’ensemble des services de première ligne dans toutes les municipalités du Québec. 

Nous sommes soucieux de la capacité de payer des citoyens. Nous sommes solidaires de la population. Nous sommes aussi des contribuables, nous payons des taxes et des impôts, nous sommes des citoyens qui pensons que les gouvernements doivent améliorer les régimes publics de retraite pour l’ensemble des citoyens du Québec. Nous sommes fiers que l’argent de nos caisses de retraite soutienne des entreprises québécoises et constitue un formidable levier économique pour le Québec. 

Les conditions de travail et les régimes de retraite ont été négociés 

Les maires voudraient obtenir le pouvoir de décréter les conditions des régimes de retraite dans le monde municipal alors que le droit à la négociation est un droit fondamental dans une société libre et démocratique. Pourtant, le secteur municipal est l’un de ceux où – au cours des trente dernières années – il y a eu le moins de conflits de travail au Québec! Depuis deux ans, nous avons multiplié les ententes responsables qui assurent la pérennité de nos régimes de retraite, et ce, malgré les déclarations fracassantes de certains maires qui préfèrent la confrontation. 

Le projet de loi 79 sur le financement des régimes de retraite doit être modifié pour permettre une véritable négociation. À la grandeur du Québec, chaque semaine, on fait la démonstration que la négociation, ça marche. Pendant ce temps, certaines municipalités refusent de négocier et rejettent des propositions qui permettraient de réduire immédiatement les coûts des régimes de retraite, espérant une loi bulldozer écrasant les tables de négociation. C’est cette attitude irresponsable qui coûte cher aux citoyens et brime le droit à la libre négociation. Les chefs de parti doivent éviter ce piège. 

Nous sommes vos employés municipaux. Nous préconisons la négociation, pas la confrontation.»
 

Ce vendredi, les représentants de la coalition participeront au Sommet sur le milieu municipal de l’UMQ, qui se tiendra à l’hôtel Hilton de Québec. Ils seront disponibles toute la journée pour des entrevues avec les représentants des médias.



La négociation... pas la confrontation ! SPQ